Les électrosensibles reconnus par l’Anses… du bout des lèvres

Electrosensibles reconnus par l'Anses @ Demain conseils

Les personnes électrosensibles souffrent

Les personnes électrosensibles souffrent et doivent être prises en charge, estime un rapport de l’agence sanitaire Anses.

L’Anses reconnaît les symptômes handicapants

L’électrohypersensibilité (EHS), encore largement méconnue, vient de faire l’objet d’un rapport de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire – Alimentation Environnement Travail). L’agence sanitaire a répertorié une dizaine de symptômes que les électrosensibles attribuent à leur exposition aux ondes électromagnétiques : maux de tête, troubles du sommeil, nausées, irritabilité, fourmillements dans les doigts ou encore problèmes cutanés. L’Anses se dit toutefois incapable de prouver le lien entre ces symptômes et les ondes électromagnétiques.
« Il n’existe pas de critères de diagnostic de l’EHS validés à ce jour », note l’Anses dans cet avis.
Mais « quoi qu’il en soit, les plaintes (douleurs, souffrance) formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue ».

Les personnes EHS (électrosensibles, ou plus précisément électro-hyper-sensibles) encore peu comprises

L’agence a publié un rapport de plus de 300 pages sur ce sujet délicat. Délicat car l’existence même de l’électrohypersensibilité (EHS) fait débat. Une partie de la communauté médicale est sceptique face à cette pathologie qui ne se définit que par l’autodéclaration des personnes qui en souffrent alors que des patients mettent en avant des symptômes très handicapants. Certains cherchant même à vivre dans des zones blanches, loin de toute antenne, wifi ou objets connectés.
Les patients se trouvent parfois face à des médecins peu à l’écoute. Le rapport met en avant le « besoin de reconnaissance » exprimé dans les témoignages des patients et leur « désir d’être pris au sérieux » par des médecins qui dans certains cas privilégient « une approche psychologisante », accompagnée « d’un certain mépris » à leur égard.
S’ajoute aussi le risque d’effet nocebo : à l’inverse du placebo, il est causé par la crainte que l’exposition à des facteurs de l’environnement est nuisible. Le corps se crée alors ses propres symptômes. Mais ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les causes de la maladie que cette dernière n’existe pas. Les symptômes sont là.

Les ondes électromagnétiques ? Partout.

Maux de tête, troubles du sommeil, nausées, irritabilité, fourmillements dans les doigts ou encore problèmes cutanés… A Dijon, Delphine(*), 73 ans, souffre d’électrohypersensibilité depuis plus de vingt ans. Face à l’exposition des ondes électromagnétiques, produites par un téléphone portable ou un four à micro-ondes, elle a développé des symptômes handicapants. “J’ai des maux de tête continuels. Et maintenant que le Wi-Fi est partout, j’ai des problèmes d’équilibre et des nausées”.
“Je ne sais plus où me réfugier, il y a un nuage électromagnétique partout… Je me sens en danger partout, car il y a toujours quelqu’un qui a un téléphone portable pas loin”, relate-t-elle, ayant découvert son électrosensibilité en 1996. “Aujourd’hui, je ne supporte plus les néons, ni les lampes à basse consommation”.
Pour vivre normalement, face à l’absence de solutions médicales à ce stade de la recherche, Delphine(*) est prête à prendre le risque de s’isoler géographiquement et socialement.

L’Anses souhaite de nouvelles études

Le rapport, qui pointe du doigt « les limites méthodologiques » des recherches passées, plaide donc pour de nouvelles études, avec de nouveaux protocoles.
Mais il faudrait surtout « diminuer les niveaux d’exposition » aux ondes de la population de manière générale, notamment à cause du déploiement annoncé de la téléphonie 5G.
« La pollution électromagnétique généralisée qu’elle va ajouter se déroule sans la moindre étude d’impact », a également regretté l’eurodéputée Verts Michèle Rivasi. « Il faut bien comprendre que l’électrohypersensibilité nous concerne tous. Ce syndrome toucherait environ 5 % de la population, à des degrés de gravité plus ou moins aigus », a-t-elle ajouté.
Ce n’est pas la première fois que l’Anses se penche sur les effets des radiofréquences. En 2016, elle avait estimé que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés pouvaient avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants.

Fin janvier dernier, Demain Conseils vous informait qu’une personne électrohypersensible pouvait être reconnue comme travailleur handicapé :

électrosensibles et anses

le syndrome d’intolérance aux ondes le fait reconnaître travailleur handicapé

Et début janvier, Demain Conseils s’étonnait du peu d’expositions atypiques aux ondes d’après les instances officielles :

électrosensible et anses

0,4% d’expositions atypiques aux ondes d’après l’ANFR !

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(*) : le prénom a été modifié

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