DAS : la douteuse “méthode” de mesure de l’ANFR

DAS mesure officielle

Une méthode de mesure du DAS qui laisse perplexe !

DAS signifie “débit d’absorption spécifique”. Derrière ce terme un peu obscur se cache en fait une mesure : celle qui vise à quantifier l’énergie absorbée par un corps lorsque celui-ci se trouve à proximité d’un appareil émettant des ondes électromagnétiques.
En pratique, de nombreux engins sont capables de telles émissions. Un seul, toutefois, nous accompagne d’assez près pour que la législation exige que son indice DAS soit systématiquement indiqué : le téléphone mobile. On distingue même, dans son cas, deux mesures différentes — le DAS au niveau de la tête et le DAS au niveau du tronc (corps).
En Europe, une limite en principe contraignante est fixée à 2 W/kg pour ce qui est du DAS au niveau de la tête, sur recommandation de l’OMS.
Depuis 2012, l’Agence nationale de fréquences (ANFR) contrôle les résultats indiqués par les constructeurs en faisant passer des tests prétendument “indépendants” à des smartphones prélevés en boutique dans l’Hexagone.
L’avis de Demain Conseils : L’ANFR, organisme on ne peut plus officiel, n’a strictement rien d’indépendant !
L’année dernière, elle a décidé de publier ses données de mesure pour 379 modèles.
Depuis, le compteur en est à 440 téléphones contrôlés, notamment grâce à 14 références dont les mesures viennent tout juste d’être ajoutées. Parmi les appareils concernés par cette nouvelle publication, on trouve le LG G6, le Huawei P10 Lite ou encore le Honor 6A. Leurs résultats n’ont qu’un intérêt très modérétous sont conformes ! Et de très loin.
L’avis de Demain Conseils : Etonnant, non ? mais comme les mesures n’ont aucune légitimité scientifique

Une mesure qui n’a strictement rien de scientifique

Le DAS est mesuré à l’aide d’un mannequin en fibre de verre intégré dans une simple table en bois.
L’avis de Demain Conseils : Et ça, c’est agréé par la communauté scientifique ? Bien sûr que non.
Un support permet de positionner avec une relative précision l’appareil à tester sous ledit mannequin, tandis qu’un bras articulé manie une sonde au-dessus de la table.
Pour reproduire les caractéristiques du corps humain, le mannequin est rempli d’un liquide censé simuler les tissus humains ! Pour une mesure objective, on repassera…
L’avis de Demain Conseils : c’est bon ? vous avez toujours confiance ?
Une fois le tout bien calibré, le bras équipé de la sonde cherche méthodiquement le point le plus exposé aux ondes du téléphone — qui émet au maximum de ses capacités — à l’intérieur du mannequin. Cela se traduit par une multitude de relevés dans la tête dudit mannequin, pour le contrôle du DAS au niveau de la tête, en passant par toutes les technologies disponibles (3G, 4G, différentes fréquences…)

Début janvier, Demain Conseils s’étonnait que l’ANFR ne trouve que 0,4% d’expositions atypiques aux ondes :

DAS des téléphones mobiles : expositions atypiques aux ondes

0,4% d’expositions atypiques aux ondes d’après l’ANFR !

Ben c’est pas gagné pour redonner confiance dans l’objectivité des autorités !

Et en juin dernier, l’ANFR déclarait déjà tous les téléphones “conformes” :

DAS des téléphones mobiles : méthode de calcul

Ondes: l’ANFR déclare les téléphones portables “conformes”

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