Corinne Lepage saisit l’État et demande la suspension de Linky

Corinne Lepage s'oppose à Linky

Corinne Lepage exige la suspension de Linky

Avocate et ancienne ministre, Corinne Lepage a décidé de saisir ce lundi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ainsi que son homologue à l’Écologie, Nicolas Hulot, pour leur demander de suspendre le déploiement de Linky en vertu de «l’application du principe de précaution».
Plus précisément, l’ancienne ministre de l’Environnement exige la réalisation d’études scientifiques «évaluant les effets de ces compteurs sur la santé». «Si le gouvernement ne réagit pas d’ici deux mois, nous lancerons un recours collectif contre l’État au tribunal administratif au nom des maires et des citoyens opposés à Linky», poursuit Corinne Lepage dans le Parisien de ce lundi.
Cette procédure s’ajoutera à une autre action en justice. Au nom de 3.000 particuliers refusant Linky chez eux ou exigeant que le compteur soit retiré, l’avocat Arnaud Durand déposera un référé le 5 juin auprès de onze tribunaux de grande instance. De plus, de nombreux usagers se disent en effet victimes des ondes électromagnétiques émises par le nouveau compteur électrique vert d’Enedis. «Nous avons beaucoup de remontées de personnes électrosensibles qui disent être victimes d’acouphènes et de troubles épidermiques depuis la mise en place du CPL à leur domicile et qui affirment que ce n’est plus vivable», raconte également Bernard, membre d’un collectif citoyens dans le Pas-de-Calais.

Corinne Lepage a le soutien de plusieurs communes

Et depuis, inquiets des effets sanitaires des compteurs, certains élus mettent aussi la pression sur l’opérateur. Corinne Lepage affirme ainsi avoir reçu le soutien de plusieurs communes, dont Bondy (Seine-Saint-Denis), d’associations et de citoyens, comme la députée européenne écologiste Michèle Rivasi. «Il n’est pas admissible de forcer les usagers qui y sont opposés à accepter la pose de nouveaux compteurs», écrivait l’été dernier le maire de Bayonne au directeur régional d’Enedis.

Les Autorités Sanitaires peu crédibles dans leur affirmation

Ainsi, en décembre 2016, l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire – Alimentation Environnement Travail) publiait une enquête concluant «à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs engendre des effets sanitaires à court ou à long terme». Selon l’Anses, Linky n’émet pas plus d’ondes «que d’autres équipements électriques déjà utilisés dans les foyers», citant par exemple les téléviseurs ou les tables de cuisson à induction. L’Anses nuançait néanmoins sa position en rappelant que son jugement se fonde sur «les données disponibles à ce jour».
Un argument repris par Corinne Lepage dans La Croix vendredi : «Il y a vingt ans, les mêmes autorités sanitaires expliquaient que les ondes des téléphones portables n’étaient pas graves. Depuis, on s’est rendu compte que cela pouvait avoir des effets sur la santé et sur certaines personnes plus que d’autres», détaille-t-elle.
Pour rappel, dix millions de compteurs Linky ont déjà été installés et le distributeur en pose 30.000 par jour. Certaines villes, comme Lyon, Nice ou Amiens, sont déjà totalement équipées et l’objectif est d’arriver à 35 millions de compteurs à la fin 2021.

Fin mars, Demain Conseils révélait que LINKY se voyait sévèrement épinglé par la CNIL :

La Cnil épingle Direct Energie

Linky épinglé par la Cnil

Et en novembre dernier, Demain Conseils se demandait déjà s’il ne serait pas opportun de s’opposer à son déploiement :

compteurs Linky interdits ?

Faut-il s’opposer au déploiement forcé de Linky ?

Aller plus loin sur votre exposition

Vous voulez en savoir plus et disposer d’une information objective sur votre exposition aux ondes électromagnétiques ?cliquezICI.

Demain Conseils mesure objectivement votre exposition aux champs électromagnétiques et vous propose ses prestations, partout en France. Pour tout renseignement, contactez Frédéric Meunié ici ou au 09.67.39.38.16.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *