Quelles bandes de fréquences pour la 5G ?

Quelles bandes de fréquences pour la 5G ?

La 5G va-t-elle bouleverser nos habitudes de communication ?

Annoncée comme le big bang des télécoms, la 5G n'en finit pas de soulever questions, craintes et oppositions. Qu'en est-il exactement, quelles sont les bandes de fréquences concernées, que faut-il en retenir ?

La majorité des ondes utilisées pour les activités technologiques humaines (télévision, radio, téléphone, mais aussi satellites, talkie-walkie, wifi, radar...) se situent entre 3 kilohertz (KHz) et 300 gigahertz (GHz). Pour chaque usage, on réserve une partie du spectre, ce qu'on appelle les bandes de fréquences. Celles-ci peuvent être de largeurs très diverses, selon les besoins et les possibilités.
Bien entendu, chaque bande de fréquence est strictement affectée à un usage précis. Imaginez-vous décrocher votre smartphone et entendre les couinements du wifi du voisin ou le son de la télévision ? Bien sûr que non.

Ainsi, la téléphonie mobile n'utilise qu'une très petite partie de toutes ces bandes de fréquences : tout au plus six en tenant compte de celle sur le point d'être attribuée pour la 5G. Improprement appelée bande 3,5 GHz, elle est en réalité comprise entre 3,4GHz et 3,8GHz.

Des bandes de fréquences toujours plus sollicitées

En particulier, plus ces bandes de fréquences sont basses, plus elles permettent d'avoir une portée importante avec une meilleure pénétration dans les bâtiments. Évidemment, c'est une caractéristique importante pour les télécoms. C'est la raison pour laquelle les opérateurs ont commencé par utiliser les bandes 700 à 900 MHz pour les réseaux 2G et 3G, toujours actifs. La 4G, apparue plus tardivement, fait aussi partie de cette catégorie. Souvenez-vous que la 3G et plus encore la 4G ont fait décoller l'usage de l'internet mobile, le trafic de données augmentant alors fortement. L'explosion de la vidéo sur smartphone contribue particulièrement au risque de saturation des réseaux.

Mais plus on monte dans les fréquences, moins elles sont utilisables sans contraintes, du fait d'une portée qui se réduit. Autre conséquence, la longueur de l'onde magnétique devient de plus en plus courte, réduisant fortement sa capacité de diffusion. Et elle est limitée par toutes sortes d'obstacles, même les plus communs (végétation, maçonnerie...).

C'est pourquoi, à terme, les bandes les plus basses (700-800-900 MHz) serviront à faire la couverture 5G généraliste. Mais les bandes moyennes (1,8 GHz, 2,4 GHz, 3,5 GHz) la renforceront dans les zones les plus denses, absorberont le trafic et accéléreront la vitesse de connexion. Enfin, les bandes hautes (26 GHz) offriront un très haut débit avec peu de latence. Cependant, ces dernières, moins indispensables pour alléger le réseau, ne seront opérationnelles que bien plus tard.

Et vous, que pensez-vous de ce déploiement imposé ?

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