L’Anses voudrait évaluer les risques de la 5G. Mais… 1

L'Anses voudrait évaluer la 5G

L'Anses souligne le peu d'études disponibles

Si beaucoup de personnes s’impatientent de pouvoir profiter de la vitesse de surf de la 5G, d’autres s’inquiètent des effets que les ondes électromagnétiques du réseau puissent avoir sur notre santé.
Une préoccupation à laquelle s’intéressent les autorités, notamment l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Cette dernière s'est vu confier la mission d'établir si et dans quelle mesure cette nouvelle norme représente un risque sanitaire. Malheureusement à l’heure actuelle, il n’y a clairement pas assez d’études disponibles pour trancher sur la question.
En effet, la faible disponibilité de travaux pertinents concernant les effets de la 5G sur la santé humaine ne permet pas d'en tirer des conclusions incontestables.
Cependant, l’Anses estime pouvoir donner son avis sur le sujet dans le courant du... premier trimestre 2021. Respect !
L'avis de Demain Conseils : Tiens ? mais... comment cela serait-il possible, en l'absence d'études scientifiques indiscutables ?
Heureusement, pour pouvoir réaliser son expertise, l’agence souligne « la nécessité de disposer des données décrivant les technologies développées et leurs installations afin de caractériser les niveaux d’exposition associés et d’évaluer les éventuels effets sanitaires ». On respire.

Des risques liés aux fréquences ?

Sur son site, l’agence précise tout de même faire face à « un défaut de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés à l’exposition aux fréquences autour de 3,5 GHz ». Or, pas de chance, c’est justement cette bande passante-là qui sera utilisée en premier dans le cadre du déploiement commercial de la 5G en France.
Pour rappel, la 5G pourra être déployée sur les fréquences déjà attribuées aux opérateurs – de 700 MHz à 2,6 GHz – mais aussi sur de nouvelles bandes qui seront ouvertes pour l’occasion : les 3,5 GHz (de 3,4 à 3,8 GHz) et, ultérieurement, 26 GHz.
Tout cela va conduire à augmenter le nombre d’antennes déployées par chaque opérateur, et donc accroître l’exposition du public aux ondes. C’est là que l’Anses intervient, sous le titre très affirmatif, "Déploiement de la 5G en France : l’Anses se mobilise pour évaluer les risques pour la santé" :
« L’augmentation prévue, avec le déploiement de la 5G, du nombre de sources émettant des champs électromagnétiques dans de nouvelles bandes de fréquences, nécessite à présent d’évaluer les effets biologiques ou sanitaires éventuels qui leur seraient spécifiquement associés ».
L'avis de Demain Conseils : C'est bien dit, mais encore faut-il le prouver par des faits, des études... et de préférence indépendantes.
Et vous, qu'en pensez-vous ? La préparation de la 5G par les autorités, est-ce bien sérieux, argumenté et anticipé ?

L'Anses avoue sa totale ignorance

Malgré la faible disponibilité d’études valables (!), l’Anses estime pouvoir extrapoler des conclusions à partir des résultats concernant d’autres bandes de fréquences (celles des micro-ondes, Bluetooth et Wifi).
L'avis de Demain Conseils : Trop fort ! on ne sait rien, mais on en "extrapole" des "conclusions" !
L’Agence indique « qu’il est possible de considérer dans un premier temps que, dans le domaine des interactions biophysiques entre les champs électromagnétiques et le corps humain, l’exposition à des fréquences de l’ordre de 3,5 GHz est proche de l’exposition à des fréquences légèrement plus basses, par exemple 2,45 GHz, telles que celles utilisées pour les communications Wi-Fi. Toutefois, la spécificité des signaux 5G (modulation, puissance) pourrait influencer les niveaux d’exposition ».
L'avis de Demain Conseils : l'Anses avoue elle-même que les conséquences peuvent être comparables... ou pas. Cela dépend, hein ? Dans ce cas-là, peut-être le mieux est-il encore de ne rien dire, non ? (et nous sommes polis...)
L’Anses souhaiterait que la communauté scientifique s’intéresse davantage à la question alors que le déploiement mondial des infrastructures 5G se met en place. En France, le déploiement commercial de la 5G est attendu pour fin 2020.
Et vous, croyez-vous que nous serons bien informés, et à temps ?

Rappelez-vous, il y a 1 an, Demain Conseils vous informait déjà du déploiement annoncé de la 5G :

La norme 5G, sans risque ?

La norme 5G est pour bientôt. Sans risque ?

Et en décembre 2018, nous savions déjà que ce déploiement entraînerait plus d'émetteurs, partout :

La 5G c'est pour bientôt

La 5G, c’est plus de débit et d’antenne-relais !

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Commentaire sur “L’Anses voudrait évaluer les risques de la 5G. Mais…

  • laure

    il faut considérer que les ondes électromagnétiques supplémentaires de la 5G se rajoutent à toutes celles déjà émises à la maison (wi-fi, multiplications des objets connectés, …) , avec des risques potentiels donc majorés par ces effets cumulatifs de « brouillard électromagnétique » pernicieux. La prévention des risques des champs électromagnétiques doit aussi être prise en compte par les professionnels exposés. Les entreprises soucieuses de leurs salariés peuvent contacter Demain Conseils.